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photos © Christophe Raynaud de Lage

IMAGINARIUM

Hélène Breschand & Wilfried Wendling

Recherche psychédélique à la croisée des musiques hybrides, des arts numériques, du collage littéraire et de la performance cinématographique.

IMAGINARIUM

Hélène Breschand & Wilfried Wendling

Imaginarium follows on from a psychedelic research work at the junction of hybrid music, digital arts, literary collage and film performance.

Dans ce petit théâtre de l’imaginaire, se déploie par la musique un univers sensoriel dans lequel la pensée d’Étienne Klein croise les dessins de Marc-Antoine Mathieu ou de Max Ernst. La langue de Jean Genet s’emmêle avec celle de Jean-Luc Godard ou de Guy Debord dans une pratique surréaliste des nouvelles technologies et de la musique improvisée.

Toujours attirés par l’interaction du rythme des mots et du rythme des images avec le sonore, Hélène Breschand et Wilfried Wendling explorent les mille facettes de leur univers onirique, fait de trames et de faisceaux. Cette rencontre fertile questionne chaque discipline artistique sur ses particularités à travers l’interaction permanente des processus créatifs reliés les uns aux autres par le médium des nouveaux outils numériques qui transforment en temps réel le son et l’image.
Les mots, les images et les sons s’entrechoquent, la musique improvisée est associée à la musique écrite, à la musique électronique, à la vidéo et aux textes (Beckett, Carroll, Joyce, Michaux, Nietzsche, Perec, Xenakis…).

La harpe d’Hélène Breschand devient à la fois matière sonore et déclencheur de l’électronique. Les voix des musiciens alternent entre la narration d’un discours intelligible et l’abstraction du discours musical. La vidéo diffuse des images génératives, des photos, des films, réagissant également à l’environnement sonore. Le voyage de la citation à la fiction originale est permanent et joue continuellement sur la mémoire collective et singulière.

> télécharger le dossier de présentation

Un dispositif modulaire et immersif

Cette création propose une interaction des espaces : la vidéo, alliant découpes, images et matières, est projetée sur tous les espaces de jeux, sur le public et devient ainsi à la fois décor et lumière. Transformant l’espace redécoupé, la scène disparaît, se recrée, rappelant un espace cosmique en formation.

Le public est immergé dans des dispositifs sonores (haut-parleurs, instruments acoustiques, objets…) et visuels (lumières, LED, stroboscopes, vidéo…), réalisés sur mesure pour chaque lieu d’accueil.

Les séquences du projet

Imaginarium se déploie en plusieurs séquences, chacune d’une durée d’une heure environ, et toutes indépendantes les unes des autres. Chaque séquence est une rêverie autour de thèmes, de problématiques, chères au duo des musiciens.
Chacune explore un rapport à la scène différent et une exploration des lieux. Des installations éphémères sont possibles selon les lieux.

« Hors temps » : autour d’Étienne Klein, de Chris Marker et de réflexions sur le temps.
« Origine » : autour d’Etienne Klein, de Marc-Antoine Mathieu et des mathématiques.
« Histoire(s) de cinémas » : autour de Guy Debord, Jean-Luc Godard, Ingmar Bergman et David Lynch.
« Nuit » : autour de Maurits Cornelis Escher, Henri Michaux et Jean Genet.
« Alice » : autour de Max Ernst et de la Logique sans peine de Lewis Carroll.

 

Hélène Breschand

« Hélène Breschand fait partie de ces musiciens capables d’évoluer à la limite de plusieurs domaines qui vont de la musique contemporaine au jazz. Il suffit de l’entendre jouer pour se rendre compte qu’elle vit pleinement l’interprétation et l’improvisation comme deux approches complémentaires de la musique. » – Hugues le Tanneur, LE MONDE

Soliste internationale, compositrice, Hélène Breschand est une figure emblématique de la harpe expérimentale et contemporaine. “D’une grande force méditative et d’une richesse musicale nourrie à des sources très diverses, la musique d’Hélène Breschand parvient à faire oublier la spécificité de son instrument pour atteindre à une singulière universalité.” Cette description extraite du magazine Mouvement, raconte sa capacité à harmoniser silences et résonances avec une maîtrise et une pertinence qui, alliées à une rare inventivité, confèrent à l’instrument une dimension étonnante.

Julian Cowley dans The Wire ajoute « Si vous considérez toujours la harpe comme un anachronisme, faites simplement l’expérience de la portée et de la puissance de Breschand dans Le Goût du Sel. »

Elle appartient à une génération de musiciens avides d’expériences transfrontalières. Sensible aux multiples disciplines artistiques, elle a collaboré au fil des rencontres, écrites ou improvisées, avec des musiciens classiques (Luciano Berio, Bernard Cavanna…), des compositeurs contemporains (Eliane Radigue, David Toop, Elliott Sharp, Reinhold Friedl, Franck Vigroux, Wilfried Wendling…).

Elle créée également pour les arts plastiques (Hiroshi Sugimoto, Christian Marclay…) le cinéma (« Jeanne d’Arc » de Dreyer, « Salomé » de Charles Bryant) et la danse (avec Mic Guillaumes, Christian UBL…).

En 2017, elle participe à des commandes de Michèle Lamy avec la plasticienne Caecilia Tripp. Elle créé en 2019 un nouveau Solo à la harpe électrique et voix, qui a fait l’objet d’un disque et d’une tournée.

 

Wilfried Wendling

« La poésie est musique, chacun le sait, mais il faut être compositeur pour en exploiter la richesse de timbres, de rythmes et d’images.
Aujourd’hui, le compositeur trouve dans l’ordinateur un instrument aux possibilités inouïes pour modeler ce que lui inspirent les poètes. Wilfried Wendling (…) joue de l’ordinateur comme Liszt du piano ou Paganini du violon…»
 – Pierre Gervasoni, LE MONDE

Né dans une famille de théâtre, très tôt passionné par les rapports scène, texte, musique, Wilfried Wendling se forme auprès de Georges Aperghis, puis dans différents conservatoires. Féru de nouvelles technologies, l’ordinateur devient progressivement son instrument de prédilection, dont il étend l’usage de la musique électronique à la création vidéo et aux arts numériques.

Il collabore avec Pierre Henry, Luc et Christian Boltanski, Jacques Jouet, Anna Alvaro, Valérie Rouzeau, Marc-Antoine Mathieu, Marie-Claude Pietragalla, Mathurin Bolze, Roland Auzet, Étienne Rey, Laurence Vielle, Jérome Thomas, Denis Lavant… Ses pièces ont été jouées dans de nombreux lieux – Odéon théâtre de l’Europe, 104, Opéra-comique, Nanterre Amandiers –,  sur de nombreuses scènes nationales ou de théâtres (…) et dans divers festivals : Présence, Festival d’Automne, Nuit Blanche à Paris, Musica …

Wilfried Wendling compose et met en scène dès 1995 des spectacles pluridisciplinaires, notamment présentés au Théâtre des Amandiers, à l’Odéon théâtre de l’Europe et régulièrement au 104 (Paris). Il est artiste associé à la Maison de la poésie de Paris de 2010 à 2012 dans le cadre du dispositif DGCA / SACEM.

En 2013, Wilfried Wendling a été nommé par la ministre de la Culture à la direction de La Muse en Circuit, Centre National de Création Musicale.

En 2017, il met en scène un spectacle autour d’Hamlet avec Serge Merlin, qu’il compose en collaboration avec Pierre Henry (Archipel, scène nationale de Perpignan, Nouveau théâtre de Montreuil, MAC de Créteil). En 2019, il créé le projet FAKE avec Abbi Patrix et Linda Edsjö, d’après le Peer Gynt d’Ibsen. Depuis sa création avec Lieux Public, cette performance dans l’espace public est en tournée jusqu’en 2021.

 

Distribution et production

Hélène Breschand – harpe électronique
Wilfried Wendling – dispositif visuel et sonore

Production : La Muse en Circuit – CNCM d’Alfortville

Agenda

2020

23 octobre | Séquence « Histoire(s) de cinémas » autour de Guy Debord, Jean-Luc Godard, Ingmar Bergman et David Lynch | Concert de sortie de résidence [MuseInSitu] | La Muse en Circuit, Alfortville.

2018-19

19 avril 2019 | Auditorium de Centre George Pompidou, Paris
du 5 au 9 novembre 2018 | Résidence au 104, Paris
17 mars 2018 | La Muse en Circuit – Centre National de Création Musicale, Alfortville

 

In this small theatre of the imagination, music spawns a sensory world in which Etienne Klein’s thought meets the drawings of Marc-Antoine Mathieu or Max Ernst. The language of Jean Genet interlaces with Jean-Luc Godard’s or Guy Debord’s in a surrealistic practice of new technologies and free music.

Still attracted by the interaction of the rhythm of words and images with sound, Hélène Breschand and Wilfried Wendling explore the thousand aspects of their dreamlike world, made of webs and waves. Their fruitful encounter investigates the distinctive features of every artistic discipline through the permanent interaction of the creative processes connected together through the medium of new digital tools transforming image and sound in real time.

The driving force behind their teamwork really is the interaction between these art forms whose specific features are explored to try and dig a form of total art out of it. The words, images and sounds thus jostle together, free music is combined with written music, electronic music, video and texts (Beckett, Carroll, Joyce, Michaux, Nietzsche, Perec, Xenakis…).

The harp of Hélène Breschand becomes both sound material and the trigger of electronic devices. The voices of the musicians alternatively pursue the narration of an articulate speech and the abstractness of the musical speech. The video displays generative images, pictures, films, also responding to the soundscape. There is a constant journey from the quotation to the original fiction, continuously playing on collective and individual memory.

> download the presentation file 

Modular and immersive system

This creation offers an interaction of spaces: there is no stage anymore, the video is displayed on the whole audience. The idea of a stage disappears to be replaced by unpartitioned performing spaces.

Mixing cuttings, images and materials, the video is projected on all performing spaces and on the audience, thus becoming both scenery and lighting. The redistributed space is transformed and the stage disappears, is recreated, reminding of a cosmic space being formed.

The audience is immersed in sound systems (loudspeakers, acoustic instruments, objects…) and visual systems (lights, LEDs, stroboscopes, videos…) that are tailor-made for every venue.

Segments

IMAGINARIUM is divided in segments. The segments, lasting about one hour each, are independent from each other. Every segment is a daydream around themes and issues dear to the pair:

“Out of Time”: Around Etienne Klein, Chris Marker, and thoughts about time.
“Origin”: Around Etienne Klein and Marc-Antoine Mathieu, and mathematics.
“History(ies) of cinemas”: Around Guy Debord, Jean-Luc Godard, Ingmar Bergman and David Lynch.
“Night”: Around Maurits Cornelis Escher, Henri Michaux, and Jean Genet.
“Alice”: Around Max Ernst and Lewis Carroll’s symbolic logic.

Every segment explores a different relationship to the stage.
Temporary installations are possible depending on the venues.

Helene Breschand

«“Hélène Breschand is one of those musicians able to evolve on the verge of several genres ranging from contemporary music to jazz. You just need to hear her play to realize that she wholeheartedly lives interpretation and improvisation as two complementary approaches of music.” – Hugues le Tanneur, LE MONDE

An international soloist and composer, Hélène Breschand is an iconic figure of experimental and contemporary harp play.

“Of great meditative force and musical lushness nurtured on very different sources, Hélène Breschand’s music manages to make you forget the singularity of her instrument to achieve a unique form of universality.”

This description from magazine Mouvement tells of her ability to create harmony between rests and resonances with a mastery and relevance which, combined with rare inventiveness, endows the instrument with an amazing dimension.

Julian Cowley adds in The Wire: “If you still consider harp as an anachronism, just experience Breschand’s poignancy and power in Le Goût du Sel.”

She belongs to a generation of musicians who are eager for cross-border experiences. Being keen on many artistic disciplines, she’s worked, as encounters go by, either written or improvised, with classical musicians (Luciano Berio, Bernard Cavanna…) and contemporary composers (Eliane Radigue, David Toop, Elliott Sharp, Reinhold Friedl, Franck Vigroux, Wilfried Wendling…).
She also creates for visual arts (Hiroshi Sugimoto, Christian Marclay…), the cinema (Dreyer’s Joan of Arc and Charles Bryant’s Salomé) and dance (with Mic Guillaumes, Christian UBL…).

In 2017, she’s involved in works commissioned by Michèle Lamy with visual artist Caecilia Tripp. In 2019, she created her new Solo for electric harp and voice, which was lead to a record and a tour.

 

 

Wilfried Wendling

“Poetry is music, as everyone knows, but you need to be a composer to make the most of its richness of tones, rhythms and images.
Today, composers find in the computer an instrument with incredible potential to give shape to what poets inspire them. Wilfried Wendling (…) plays the computer just like Liszt played the piano or Paganini the violin…”
 – Pierre Gervasoni, LE MONDE

Born in a family of dramatic artists and developing an early passion for the connections between stage, text and music, Wilfried Wendling is educated by Georges Aperghis and then in various music academies. Very keen on new technologies, he gradually chooses the computer as his favourite instrument, with which he broadens the scope of electronic music to video production and digital arts.

He collaborates with Pierre Henry, Luc and Christian Boltanski, Jacques Jouet, Anna Alvaro, Valérie Rouzeau, Marc Antoine Mathieu, Marie Claude Pietragalla, Mathurin Bolze, Roland Auzet, Etienne Rey, Laurence Vielle, Jérome Thomas, Denis Lavant… His works have been played in many venues: Odéon théâtre de l’Europe, 104, Opéra-comique, Nanterre Amandiers, in many major theatres and various festivals: Présence, Festival d’Automne, Nuit Blanche à Paris, Musica…

As from 1995, Wilfried Wendling composes and stages pluridisciplinary performances presented at Théâtre des Amandiers, Odéon théâtre de l’Europe, among others, and regularly at 104 (Paris). He is an associate artist with the Maison de la poésie de Paris from 2010 to 2012 as part of the DGCA / SACEM programme.

In 2013, Wilfried Wendling is appointed director of La Muse en Circuit, a National Centre for Musical Creation, by the minister of Culture.

In 2017, he stages a performance around Hamlet with Serge Merlin, composing its soundscape in collaboration with Pierre Henry (Archipel, scène nationale de Perpignan, Nouveau théâtre de Montreuil, MAC de Créteil). In 2019, he creates the FAKE project with Abbi Patrix and Linda Edsjö, based on Ibsen’s Peer Gynt. Since its creation with Lieux Publics, this performance in public space is touring until 2021.

 

Distribution & production

Hélène Breschand – electronic harp
Wilfried Wendling – visual and sound creation

Production: La Muse en Circuit – CNCM d’Alfortville

Agenda

2020

23 October | “History(ies) of cinemas” around Guy Debord, Jean-Luc Godard, Ingmar Bergman, and David Lynch | End of residency performance [MuseInSitu] | La Muse en Circuit, Alfortville.

2018-19

19 April 2019 | Auditorium of Centre George Pompidou, Paris.
from 5 to 9 November 2018 | Residency in 104, Paris.
17 March 2018 | La Muse en Circuit – Centre National de Création Musicale, Alfortville

 

Séquence ‘Histoire(s) de cinéma’

Séquence ‘Hors temps’

Séquences ‘Alice’ & ‘Nuits’