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Julia Robert, solo

Julia Robert, un nom presque célèbre…
Aujourd’hui, tout le monde rêve de célébrité tandis que les stars elles, recherchent l’anonymat. Les réseaux sociaux donnent l’illusion à chacun de pouvoir se mettre en scène au quotidien. Différents profils se dégagent de ce « famous » thème qui demeure ambigu entre fascination et poison. Et l’artiste dans tout ça ?
Julia Robert apporte son regard sur les nuances de la célébrité en se jouant des tubes inouïs et de l’expérimentation fameuse.

Ce projet est né de trois pistes de réflexion.

En tant qu’interprète et improvisatrice, je m’interroge sur la musique que je défends. Mon amour pour une musique dite d’avant-garde, accessible à un public trop souvent restreint, me porte à me questionner sur les raisons de cette audience limitée. Je suis par ailleurs fascinée par des figures musicales plus populaires (Nina Simone, David Bowie, James Blake, Kiddy Smile) qui ont su capter l’intérêt des foules, et concilier des formes musicales accessibles à un univers fort et singulier.

Ainsi émergea l’envie de me pencher sur ce qui fait le succès de ces morceaux populaires, puis s’esquissa le rêve de chercher à confronter l’expérimental à la chanson, en imaginant un projet capable de croiser des publics issus de différentes cultures.

Mon second souhait émane de ma formation multidisciplinaire. Dès mon plus jeune âge, j’ai suivi mon envie de maîtriser mon corps dans de multiples moyens d’expression, me consacrant à l’apprentissage de la danse (classique, contemporaine, hip-hop, africaine), du chant (lyrique, jazz), du théâtre et de la musique (classique, jazz, contemporaine, improvisée, actuelle).

C’est ainsi que j’en suis venue à la performance : me mettre en scène, au moyen de mon corps, de ma voix, de mon instrument augmenté. Instaurer un dialogue avec le public, s’exposer aux regards, c’est aussi se montrer accessible, vulnérable. Ce format me semble pouvoir toucher un public d’une manière très différente d’un cadre classique de concert, et permettre d’éveiller une complicité et une curiosité qui ouvre l’écoute vers des champs musicaux moins familiers.

Enfin, mon cheminement artistique a forgé la conviction que l’art est indissociable d’un questionnement sur le monde. Le thème de la célébrité s’est assez rapidement imposé comme un sujet qui pouvait entrer en résonance avec mes recherches formelles. D’abord, parce que cela rejoignait mes réflexions d’artiste : comment se positionner par rapport au public, quels étaient les enjeux de cette relation, quel personnage pouvait-on incarner et jusqu’où devait-on s’exposer en tant que personne ? Ensuite parce que le vedétariat dépasse le cas des artistes, et a pris dans le monde actuel une ampleur inquiétante.

La quête universelle de reconnaissance de chaque humain est flattée par les réseaux sociaux dans des proportions qui dépassent tout ce qui a précédé. Tout le monde semble emporté dans cette spirale du paraître et du plaire, où la mise en scène de soi en quête d’une audience devient presque une quête existentielle, dans la confusion des frontières entre vie publique et vie privée.

DISTRIBUTION

Julia Robert : Performance (chant, alto, voguing), direction artistique
François Chaignaud : Regard extérieur (mise en scène, chorégraphie)
Clément Lemêtre : Ingénieur du son
Bastien Mignot : Regard extérieur (dramaturgie)
Baptiste Joxe : Conception du dispositif lumière
Théodora Grimmeisen : Scénographie et costumes

AGENDA

  • 23 mars 2018 – Festival Artdanthé, Théâtre de Vanves (20 min)
  • 8 juin 2019 – DSXL, version performative « voguing »
  • 7 septembre 2019 – Festival Qubit, New York, version performative
  • 5 octobre 2019 – Festival Musica, Strasbourg, extraits dans “le Grand Dégenrement”