avec
Jon Debande, performeur
Yadh Elyes, oudiste
Lucie Antunes, percussionniste

Que faisons-nous de nos chutes ? Comment regardons-nous les accidentés de la vie, ceux qui sombrent et qui se redressent ? Et ceux qui font l’un sans pouvoir faire l’autre…?
Bascules refusera que triomphe en nos intimités l’idéologie du fatalisme. Permettra de vérifier que nos émotions ne sont pas erronées. S’attachera à porter un regard attentif aux traces sensibles que laissent les épreuves, dans une vision hantée par un passé tragique encore proche. Sera un hymne à l’espoir qui vibre…

Le point de départ de ce spectacle est mon souhait d’aborder le thème du « borderline ».
Aujourd’hui tout le monde peut être « border », c’est même devenu un terme branché, voire à la mode, alors qu’il recoupe des réalités bien diverses de la maladie mentale à la colère non maîtrisée.
En mettant en scène trois artistes, dont moi, je souhaite questionner la facilité avec laquelle on peut se laisser dépasser. Que se passe-t-il dans notre tête lorsque l’on perd le contrôle de ses émotions ? Quand le fil se casse et que l’on « pète les plombs » ?
Je souhaite aussi évoquer de manière sensible et poétique, la renaissance, les moments où ces personnes se redressent. Les « effets bascule », les bascules…
Lucie Antunes

Après le silence de l’éclipse

L’expérience de la chute se suffit. Elle bouscule, elle brise, elle assomme. La blessure est ouverte, les angoisses se multiplient. Elles contaminent chaque espace émotionnel, vibration de joie et sourire jusqu’à suffocation. La chute argue ainsi ses armes pour contrôler, sévir, terrifier. Le corps, quant à lui, résiste, abandonne ou se noie.

Lucie Antunes pose les jalons d’un rempart musical, à la fois manifeste et acte de résistance face aux fractures sociales de ces êtres en peine. Dans la continuité d’un travail amorcé avec plusieurs femmes sur les questions d’identité, Bascules répond au besoin de mettre en lumière le potentiel sensible et cathartique de l’humain dans sa relation à la matière, au corps, à l’autre.

La texture sonore, les effets de lumière et le dispositif visuel accompagnent sur scène trois artistes en proie à des états physiques et psychiques qui entrent en résonance avec leurs relations passées ou leur idée de la chute.

Précipitation, accident, défaite, scandale, effondrement, échec, sonnent comme les glas d’un paysage en ruine. Si la mort semble jubiler face à cette fin douloureuse, l’écoute et l’attention de l’autre, surgissent de l’inattendu. Ils acheminent de nouvelles pensées, encouragent des passions communes et convoquent un souffle empreint de vie, au solitaire assombri par le brouillard de ses larmes.

Ces trois artistes se réunissent pour un voyage en sept chapitres, d’une durée générale de soixante-dix minutes. Chaque escale est envisagée sous le prisme d’un état émotionnel, structurant leur posture physique, musicale et artistique face la chute.

En somme, l’illusion du fil, la tentation de la folie, l’apparition du souvenir, du vide à la perte, la culpabilité, le rejet et l’espoir, composent l’évolution du muscle sonore et vivant de ces trois individus qui basculent entre la peur, la crise, l’exaltation et l’enchantement.

Mehdi Brit

 

Déroulé du spectacle

Éprouver le doute
Acte I / Chute
Acte II / Transe
Acte III / Souvenir
Acte IV / Vide, séduction, perte de contrôle
Acte V / Culpabilité
Acte VI / Rejet
Acte VII / Espoir

Distribution

Conception, direction artistique et musiques – Lucie Antunes
Création sonore et traitement en temps réel – Franck Berthoux
Création lumière – Anne Gayan
Regard extérieur – Thomas Pondevie
Régie générale et régie lumière – Blaise Moulin
Collaboration chorégraphique – Chloé Beillevaire
Conseils à la dramaturgique – Mehdi Brit
Construction – Patrick Pearson

Partenaires

Une production de l’association Joao et de La Muse en Circuit, Centre national de création musicale.

En coproduction avec : le Théâtre de Vanves, Scène conventionnée ; Le Lieu Unique, Scène nationale de Nantes ; Le Théâtre de Cornouaille, Scène nationale de Quimper ; le Théâtre des Quatre saisons, Scène conventionnée de Gradignan ; Lieux publics, Centre national de création en espace public de Marseille ; le gmem, Centre national de création musicale de Marseille.

Avec l’aide de la SACD au titre du dispositif des musiques de scène, du CNV au titre du dispositif de l’aide à la résidence au Théâtre de Vanves, avec la participation du DICRéAM, de la Spedidam, du Fonds de création musicale (FCM) et de la Drac Ile-de-France (aide au projet).

Avec le soutien à la résidence du Plus petit cirque du monde, Centre des arts du cirque, de la Maison des Métallos-Paris et de Tandem, Scène nationale Arras-Douai.

 

 

 

 

 

 

Contacts

Production déléguée
La Muse en Circuit – Centre national de création musicale
+33 1 43 78 80 80

Production – Diffusion
Marthe Lemut
marthe.lemut [@] ornot.eu
+33 6 03 78 20 10