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« Hamlet est sans doute l’une des pièces les plus mises en scène et dont les versions cinématographiques sont les plus nombreuses. Tous ces fantômes hantent l’imaginaire théâtral génération après génération. Ces multiples spectres de la pièce mythique poursuivent tout acteur qui ose aborder la question Hamlétique. La pièce est multiple par nature et par l’histoire abyssale de ses multiples versions. Philip K. Dick, autre maître de l’imagination paranoïaque, questionne également nos réalités de façon fondamentale. Dans son roman Ubik, les personnages subissent cette inversion magistrale entre les vivants et les morts et basculent dans une réalité en lambeau toujours au bord de la putréfaction. C’est la superposition de ces deux œuvres très éloignées qui a déclenché cette mise en abyme hamlétique autour de la mort et de la réalité.
L’histoire originale se dissout dans les limbes et ne s’incarnent sur le plateau que quelques scènes emblématiques accompagnées des grands monologues métaphysiques.
Seul sur scène, un vieil homme semble errer sur le plateau, les images le démultiplient sur tous les murs du théâtre et lui-même semble se mêler aux archives de la pièce. La voix de Serge Merlin est parfois lointaine et dissociée du corps, des voix féminines lyrique incarnent tantôt la reine, tantôt Ophélie au gré des délires visuels, toujours perdus dans des réalités multiples.
La situation scénique n’est plus celle de la pièce mais un espace indéfini. Le vieil Hamlet évolue dans cet univers hors du temps qui semble suspendu entre la répétition éternelle de la pièce et ses propres fantasmagories. Deux intrigues évoluent parallèlement : la pièce de Shakespeare et un huit clos paranoïaque sur l’auto-surveillance.
Pour réaliser cette expérience abyssale il fallait confronter aux mythes des figures également mythiques de la musique et du théâtre : Pierre Henry et Serge Merlin. Avec l’association de ces immenses talents résonnent une interprétation très singulière qui révèle les perles noires du drame éternel. »

Wilfried Wendling

Conception et Mise en scène : Wilfried Wendling
Musiques : Pierre Henry & Wilfried Wendling
Comédien : Serge Merlin
Scénographie et dispositif vidéo : Milosh Luczynski

 

 
Production déléguée : La Muse en Circuit, Centre national de création musicale
Co-commande musicale à Pierre Henry : La Muse en Circuit, Festival Aujourd’hui Musiques du Théâtre de l’Archipel, scène nationale de Perpignan
Co-production : compagnie Prometeo, Festival Aujourd’hui Musiques du Théâtre de l’Archipel, scène nationale de Perpignan, Nouveau Théâtre de Montreuil – Centre dramatique national, INA-GRM, le POC d’Alfortville.