Luis Naón

Formé en Argentine et en France, il est professeur au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris et à la Haute école de Musique de Genève. Compositeur passionné par le rapport entre instruments et technologies, Luis Naón s’investit aussi bien dans la musique mixte (électronique en temps réel, sons fixés) que dans les croisements disciplinaires autour de la création musicale (vidéo, radio, théâtre, danse).

luis_naon_07_ByN_siteNé à La Plata, en Argentine, en 1961. Fait des études musicales à l’Universidad Nacional de La Plata, Universidad Católica Argentina à Buenos Aires puis au CNSM de Paris avec Guy Reibel, Laurent Cuniot, Daniel Teruggi, Sergio Ortega et Horacio Vaggione. Depuis 1991 professeur de Composition et Nouvelles Technologies du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.Depuis celle que l’on peut considérer sa première œuvre, Final del Juego pour septuor et bande magnétique (créée au studio 105 de Radio France en 1983) il cherche à mettre en œuvre (à composer) cette relation dual, née de son expérience de la musique réalisée en studio et de sa double appartenance culturelle qui se font jour sous différentes formes :

– Les disciplines artistiques (peinture-théâtre-musique-architecture) mettant en œuvre une collaboration étroite avec un plasticien, Abel Robino, avec lequelle plusieurs installations mixtes sont réalisées depuis 1997. Collabore depuis 1995 avec François Wastiaux et la Compagnie Valsez Cassis pour plusieurs spectacles et musiques de scène parmi lesquelles on peut citer Hamlet, Le bagne (de Jean Genet), Requiem pour un Bookmaker chinois ( libre adaptation du film de John Cassavetes) Les Parapazzi ( de Yves Pagès) dans plusieurs Scènes nationales françaises, au Festival d’Avignon et au Teatro Colon (Buenos Aires)

– Les genres (acousmatique-instrumental)… En témoignent ses nombreux travaux mixtes, pour électronique en temps réel, synthétiseurs, instruments traditionnels et bande, sons fixés, installations…

Ses œuvres ont reçu des prix et distinctions à la Tribune Internationale de Compositeurs UNESCO 90 et 96 (Tango del desamparo et Speculorum Memoria), Fondo Nacional de las Artes (pour Reflets), Prix TRINAC du Conseil International de la Musique (pour son quintette à vent Cinq personnages en quête de hauteur), Olympia Composition Prize (pour Ombre de l’ombre), Prix Municipal de la ville de Buenos Aires 91 (pour Ombre de l’ombre) et 95 (pour Speculorum Memoria) . Dernièrement nominé pour les “3èmes Victoires de la Musique Classique  » (pour Sextuor « . »), pour le « Prix Georges Enesco » de la Sacem et le Prix « Luis de Narváez » de la Caja de Granada pour son Quatuor à cordes.

Collabore avec divers ensembles et des institutions tels le Ministère de la Culture et de la Communication, Teatro Colón (Buenos Aires), Orchestre de la Seine-Saint-Denis, Ensembles TM+, Groupo Encuentros (Argentine), Interface, Musique Oblique, Musée d’Histoire de Montreuil, Orchestre Philharmonique de Radio France, l’INA-GRM, IRCAM, Orchestre de Paris, dans des festivals tels Musica Strasbourg, MANCA, Festival d’Aix en Provence, etc.

Ces œuvres ont été jouées dans des prestigieuses salles et Festivals, en Europe, aux Amériques, en Asie.

Le cycle de 24 œuvres « Urbana », né il y a quelques années, se cristallise sous ce titre générique à travers « Urbana » pour accordéon, percussion et dispositif en temps réel, il comporte plusieurs étapes ou œuvres dont certaines sont déjà écrites : Speculorum Memoria (pour orchestre), Au delà du rouge (pour quintette), Amor a Roma (pour mezzo et petit orchestre), Claustrum (pour percussion et bande), La sphère et la pièrre (pour sons fixés), Sextuor « . » (pour trois clarinettes et trio à cordes), Ka, cinq poèmes musicaux (pour septuor), Lettre inachevée (pour vibraphone et dispositif), Requiem pour un Bookmaker chinois (opéra de chambre pour sept acteurs/chanteurs et ensemble), Diabolus Urbanus (pour alto et sons fixés), Quatuor à cordes II , Double Urbana (pour double orchestre et électronique), Diagonal (pour 8 solistes de l’orchestre de Paris), Alto Voltango (pour saxophone et percussion), Sainte Nitouche (monodrame pour mezzo et sept instruments sur des textes de Yves Pagès), Clairière (pour clarinette et dispositif multicanal), Senderos…que bifurcan. (pour saxophone et électronique – Commande de la Société Selmer) écrite pour le Prix de Saxophone du CNSMDP, Perspectives (œuvre acousmatique pour le cycle de l’INA- GRM), Lascaux urbana (Commande de l’Etat pour sons fixés en 5.1 et installation plastique et vidéo), Obertura Urbana (concerto pour bandonéon et orchestre écrit pour l’emission Alla Breve de France Musique – France Culture).

Ses projets actuels, toujours axés sur l’achèvement du cycle Urbana, comportent la réalisation de Portraits Crachés, commande du Centre International de Percussions de Genève (pour une comédienne, percussions et dispositif électroacoustique en 5.1), sur des textes de Yves Pagès, une commande de l’Ircam autour d’instruments solistes et électronique en 5.1 sur le logiciel Modalys et « Fermata » pour voix et ensemble, pour l’Ensemble Itinéraire, la dernière œuvre du cycle Urbana.

Parallèlement, avec François Wastiaux, il collabore sur la musique de scène de Portraits Crachés et Labo Lubbe – cahier de route de l’incendiaire du Reichtag de Yves Pagès et dont les musiques sont largement basées sur des traces du cycle Urbana. Ses œuvres sont éditées par Henry Lemoine et Gérard Billaudot.

A partir de janvier 2007, il écrit la musique pour le spectacle « Les Princesses » avec la chorégraphe Odile Azagury, qui comporte 21 volets en musicaux pour diverses formations, allant de la musique électroacoustique seule (pour les chorégraphes Anna Venturan Karine Saporta ou Dominique Boivin) jusqu’au pièces pour 15 instruments et électronique (pour les chorégraphes Carolyn Carlson, Héla Fatoumi, Blanca Li, etc.)

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